• La biographie de Guy Bourguignon

    Elle se compose de huit volets rédigés par Louis Pétriac. (cliquez sur son nom pour accéder à son site: Décal'Age Productions.)

    En voici la première partie...

    Dans les loges 1945 

    1erépisode Guy BOURGUIGNON :

     

    Né à Tulle en Corrèze le 26 juillet 1920, rien ne prédestinait le Périgordin Guy Bourguignon, fils d’un banquier itinérant en poste à Périgueux durant la guerre, à choisir une vie de saltimbanque. Ni à préférer à une vie d’employé de banque à l’abri du besoin une existence aussi trépidante. D’autant que les siens s’étaient illustrés dans des domaines totalement opposés au monde artistique. Le quotidien Sud-Ouest soulignait récemment que l’une des aïeules de Guy, Marguerite Ferrel-Moulinier avait en effet vendu de la porcelaine et que sa grand-mère, qu’il surnommait affectueusement "Maman Atou", avait été l’une des premières professeurs de gymnastique de Périgueux.

      Seulement en ces années où le péril hitlérien menace tous les équilibres, le jeune Guy se voit mal succéder à son père et diriger un jour, tout comme lui, une agence du Crédit Lyonnais à Périgueux ou ailleurs. Il ne restera donc employé de banque que quelques mois avant de donner une suite à des envies qui tournent essentiellement autour du spectacle et de la mise en scène. Car Guy voue déjà une véritable passion pour le septième art. Il faut dire qu’à l’entrée en guerre de notre pays, ils sont quelques cinéastes à faire rêver les plus jeunes : Marcel Pagnol, Christian-Jaque, Henri Decoin, Henri-Georges Clouzot, Marcel Carné.

      Au début d’un conflit qui va ravager le pays cinq longues années, attiré par le théâtre et la prise de vues, la décision du jeune Périgourdin est prise : il produira des spectacles itinérants de marionnettes ! Une initiative pourtant loin de le faire vivre d’autant qu’il va vite se marier et être en charge d’obligations familiales avec la naissance d’un premier enfant, un fils.

      C’est sans aucun doute ce qu’il a découvert lors de ses premiers échanges avec le public qui incitera Guy à adhérer dès 1942 à la troupe des Comédiens Routiers de Chancerel, des comédiens itinérants eux aussi issus d’un mouvement de jeunesse dont le groupe est animé par un comédien, un certaine Olivier Hussenot. Puis, par la suite, à rejoindre les Compagnons de la Musique, le groupe d’expression musicale des Compagnons de France.

      Permettre à des jeunes gens de redécouvrir la vieille chanson folklorique traditionnelle en leur inculquant parallèlement le chant, l’art scénique ainsi que des rudiments de solfège et de pratique instrumentale… L’objectif est ambitieux en ces temps de guerre que connaît notre pays, voire même quelque peu utopique, mais l’idée qu’a Louis Liébard en 1941 fera rapidement son chemin. D’autant que beaucoup de jeunes errent sur les routes, parfois privés de lien familial et de tout moyen de subsistance. L’ancien assistant du Maître de Chapelle de la Cathédrale de Dijon, réputé être l’un des plus grands spécialistes du chant choral, réussira même à convaincre le gouvernement provisoire de Vichy qu’il faut l’aider à cette tâche. Elle est, pour lui, d’utilité nationale et doit donc être subventionnée. Liébard a certes, pour lui, le fait de ne pas être un inconnu, car il a déjà été le maître d’œuvre d’une expérience similaire menée avec succès au sein d’une association lyonnaise : Jeune France où il a donné des cours d’expression musicale… aux Compagnons de France. Il sait donc ce qui peut faire défaut à un tel mouvement où beaucoup de jeunes sont plus à même de prêter leurs bras pour des tâches d’entretien que s’adonner au chant ou jouer d’un instrument.

    "A suivre...

     

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